—d'après le Journal d'un curé de campagne, de Georges Bernanos (1936):
"Écoutez, luis dis-je, il y a le soldat chrétien..." Ma voix tremblait comme elle tremble chaque fois qu'un signe indéfinissable m'avertit que quoi que je fasse mes paroles apporteront, selon que Dieu voudra, la consolation ou le scandale.—"Le chevalier? a-t-il répondu avec un sourire. Au collège, les bons Pères ne juraient encore que par son heaume et sa garge, on nous donnait la Chanson de Roland pour lIliade française. Évidemment ces fameux prud'hommes n'étaient pas ce que pensent les demoiselles, mais quoi! il faut les voir tels qu'ils se présentaient à l'ennemi, écu contre écu, coude à coude. Ils valaient ce que valait la haute image à laquelle ils s'efforçaient de ressembler. Et cette image-là, ils ne l'ont empruntée à personne.Nos races avaient la chevalerie dans le sang, l'Église n'a eu qu'à bénir.
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