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sábado, 22 de agosto de 2026

Retropost, 2006: Románico y rompientes

 

Románico y rompientes

Normalmente vamos a las playas de Viveiro, donde no se ve mucha gente, la mayoría señoras y ancianos (se pregunta uno dónde está la juventud y niñez de este país--en este mar, no). Pero también exploramos las playas de pueblos vecinos y las calas que calamos. A una de esas, la playa de Portonovo (que de puerto nada, pues estaba totalmente aislada de la civilización) hemos bajado por una pista de tierra que ha puesto a prueba el coche a la subida, lo hemos tratado como si fuese un cuatro por cuatro dieciséis, y para subir nos hemos apeado los cuatro pasajeros mientras la brava conductora subía en primera a toda leche con las ruedas patinando y el coche lanzando grava y haciendo eses por la rampa arriba. No había chalets ni chiringuitos en varios kilómetros a la vista. Había algunas personas en la playa, bañistas y pescadores; alguno no sé si lograría sacar el coche de allí... Pero ninguna persona le prestaba atención a lo que hemos visto--y que no se veía a primera vista, la verdad. Es de esas cosas que sólo te fijas cuando te las dicen, y por casualidad nos hemos dado cuenta. En las guías desde luego no viene anunciada. Es una especie de capilla primitiva que hay en las rocas ya casi a la altura donde rompen las olas. La playa es pequeña, limitada por dos promontorios rocosos y otra roca saliente en medio dividiéndola en dos, y ella misma dividida por una hendidura. Pues en el promontorio de la derecha, que se adentra en el mar y donde se pone la gente a pescar, hay una cueva que sí se ve perfectamente, una cueva pequeñita, justo para que quepa una persona dentro, pero bien definida: es una cueva, no un hueco en la roca. Está a unos tres metros por encima de donde rompían las olas; con marea alta, seguro que en ocasiones llega el mar hasta ella. Justo al lado de la cueva, a la derecha, hay tres figuras esculpidas en la roca; bajorrelieves, y tan bajos que están prácticamente al nivel del mar. Apenas se distinguen las figuras, como digo, en parte porque las rocas tienen formas muy variadas, y en parte porque están casi borradas; están más o menos tan definidas de rasgos como la Venus de Willendorf, aunque tienen el tamaño de personas (les faltan las piernas). Se encuentran en una especie de hornacinas talladas en la roca, que es allí más blanda y fácil de esculpir por una veta diferente que recorre el promontorio. El aspecto general recuerda el de las tallas románicas tardías, con proporciones casi góticas pero como digo totalmente difusas y borradas. La primera figura parece un hombre, la segunda una mujer (quizá tenga un niño en brazos, no se llega a apreciar) y la tercera un niño; ésta tiene además una aureola muy clara tallada alrededor de la cabeza. Las tres miran al frente. Entre la primera y la segunda, las hornacinas están separadas por un asomo de columna tallada en la roca también, y en la columna hay como una calavera, aunque los agujeros de boca y ojos se mezclan con otros agujeros que salpican la roca. ¿Será obra inacabada de un jipi aficionado al románico, hace cuarenta años? ¿Será un viejo santuario de cuando había aquí un puerto realmente, si jamás lo hubo (que no creo)? ¿Habrá habido alguna aparición milagrosa en la cueva? ¿Será un sitio sagrado desde tiempo inmemorial, reconvertido al cristianismo? Quizá lleven allí siglo tras siglo, cada vez más borrosas y olvidadas, muerta hace cientos de años la última vieja que puso allí un cirio. Puedes imaginar lo que quieras, mirándoles la cara erosionada a las figuras y oyendo romper las olas en esta costa sin gente.

 

La Gloriosa y los ríos sagrados

 

2 comentarios

JoseAngel -

Vaya, te contesté pero no pasó el comentario. Te hice caso, y pregunté en información turística, pero no sabían nada del asunto... según previsto.

solodelibros -

¡Qué hallazgo! Me imagino la emociión que sentiría si estuviera en tu lugar. Por favor, indaga más sobre esas tallas, pregunta a los lugareños, investiga. Ahora no nos puedes dejar así.

 

 

 

 

 

lunes, 3 de agosto de 2026

Ancient Anomalies

Anderson, Jay. Ancient Technologies, Episode III: The Secrets of Saqqara. Video documentary. With Geoffrey Drumm. X (Jay Anderson) 2 Aug. 2026.*

         https://x.com/TheProjectUnity/status/2083893705434411175

 

sábado, 25 de julio de 2026

Le ballet des géants

Un article de Guy Druart publié dans Kadath, et repris plus tard dans le volume réuni par Patrick Ferryn et Ivan Verheyden, Chroniques des Civilisations Disparues: Kadath. (Les énigmes de l'univers). Paris: Robert Laffont, 1976. 229-32.*

 

Le ballet des géants

Stonehenge est unique. Le site est à ce point paisible, qu'il fit dire à Henry James: "Stonenehenge est aussi esseulé dans l'Histoire qu'il l'est dans la grande plaine." Immense et tranquille, il semble au delà des hommes det de la mort. Les millénaires ont passé et sa véritable histoire s'est perdue. Pourtant, les littératures grecque et romaine mentionnent déjà Stonehenge. Lorsque les envahisseurs romains arrivèrent en Angleterre, ils n'y prêtèrent qu'une attention toute relative: après tout, Rome possédait ses temples, l'Egypte ses pyramides, et cela présentait plus à leurs yeux que ce groupe de pierres.

Un homme pourtant en avait remarqué l'importanc: Diodore de Sicile qui, au siècle d'Auguste, rédiea sa précieuse "Bibliothèque historique." Dans la seconde partie de son œuvre, chapitre 47, voici ce qu'il nous dit:

"Hécatée et quelques auteurs racontent qu'en face du pays des Celtes, à peu de distance vers le nord, existe une île aussi grande que Sicile. Ses habitants s'appellent les Hyperboréens, parce qu'ils échappent aux atteintes du vent du nord. Le sol de cette île est excellent et si remarquable par sa fertilité qu'il produit deux récoltes par an. C'est là le lieu de naissance de Latone, ce qui explique pourquoi les insulaires vénèrent particulièrement Apollon. Ils sont tous, pour ainsi dire, les prêtres de ce dieu: chaque jour, ils chantent des hymnes en son honneur (...). On voit aussi dans cette île un bois sacré de toute beauté consacré à Apollon, ainsi qu'un temple magnifique de forme ronde et orné de nombreuses offrandes; la ville de ces insulaires est également dédiée à Apollon, ses habitants sont pour la plupart des joueurs de cithare  quie célèbrent sans cesse, dans le temple, les louanges du dieu en accompagnant le chant des hymnes avec leurs instruments. Le gouvernement de cette ville et la garde du temple sont confiés à des rois appelés Boréades, les descendants et les successeurs de Borée. Tous les dix-neuf ans, quand le soleil et la lune retrouvent leur position l'un par rapport à l'autre, Apollon fait son entrée dans l'île... jouant lui-même de la cithare pendant la nuit, en conduisant des chœurs sans interruption depuis l'équinoxe de printemps jusqu'au lever des Pléiades."

Depuis les temps les plus reculés, Stonehenge excita l'imagination des hommes.  Cet endroit étrange donna naissance à de nombreuses légendes. Le premier qui tenta de reconstituer l'histoire de cette construction semble avoir été un certain Gildas dont l'existence demeure douteuse. Un autre, Aneurin, grand barde gallois, chantait "le travail des Géants". Mais ce ne sera qu'au XIIe siècle, siècle de légendes, que l'on va entrevoir l'étymologie du mot "Stonehenge". Un Anglo-Normand, nommé Wase, affirme que l'on appelait ce lieu de la même manière en anglais qu'en français: "Stanhengue en anglois et Pierres Pendues en françois." Henri de Hemtington approuve cette appellation et l'explique par le fait que ces pierres paraissent suspendues dans les airs. D'autres, au contraire, pensaient que cet épithète ne se rapportait pas aux monolithes, mais bien aux criminels qui étaient censés s'y balancer!

L'Histoire va se charger d'en faire "Stan-Hengist", du nom d'un héros saxon fameux. Giraldus Cambrensis, ami de Cœur de Lion et de John I, cite le cromlech parmi les merveilles du pays, et c'est Geoffroy de Monmouth que tentera d'en expliquer les origines à travers les légendes du XIIe siècle. Geoffroy, un moine d'origine probablement galloise, rédigea sa célèbre "Histoire des rois de Bretagne" (1), épopée plus proche de Virgile que de Tacite, et qui contient tous les éléments d'où dériveront les romans du roi Arthur et de la Table Ronde. 

Si nous suivons les explications légendaires de Geoffroy, l'histoire de Stonehenge débuta au VIe siècle, avec un certain Vortigern, comte de Gewissi et usurpateur de la couronne. Une grande hostilité régnait alors entre Saxons et Bretons. Les côtes du Kent furent envahies par les guerriers saxons menés par Hengist. Après avoir tenu un conseil de guerre, les Saxons décidèrent de porter chacun un couteau dans la semelle de leur botte. Hengist feignit de rassembler les deux peuples au cours d'une réunion près de Salisbury. Mais l'heure venue, les Saxons égorgèrent près de 460 princes bretons. on sait qu'une bataille eut lieu au mont Badon (Bath? Badbury?). C'est alors qu'apparaît le nom du Roi Arthur. Nennius le considère comme le grand commandeur des Bretons et ce durant plusieurs décennies. Par la suite, il deviendra un demi-dieu mythique. Selon certaines légendes, il eut pour père Uther Pendragon, dont le frère, Ambrosius Aurelius, souverain d'ascendance romaine, était l'héritier légitime du trône breton. Aurelius régna avec l'aide de Merlin l'Enchanteur, et son nom serait à l'origine de la ville d'Amesbury.

Geoffroy continue: "Un jour, le jour Aurelius revient à Salisbury où les princes avaient été massacrés. Pris de pitié, il décida de leur ériger un mémorial grandiose. Il y méditait lorsque Merlin lui dit: "Si vous désirez obtenir le pardon de ces actes, envoyez chercher dans une montagne d'Irlande appelée Killaraus, au lieu-dit "Le Ballet des Géants", des pierres qui seront à même par leur grandeur et leurs propriétés mystiques de blanchir vos âmes de ces meurtres. Lorsque vous les posséderez, diposez-les en cercles autour de ce cimetière." Le roi rit et répliqua: "Comment faire? Ces pierres sont si grosses et proviennent d'une région si éloignée que mon peuple tout entier n'e suffirait pas pour mener cette tâche à bien." Merlin rétorqua: "Ne riez pas! Dans ces pierres, il y a un mystère et elles contiennent une vertu capable de parer à ces difficultés. Anciennement, des géants les appportèrent du fin fond de l'Afrique." Le Roi, convaincu, envoya 15.000' Bretons conduits par Uther Pendragon, son frère. La flotte prit la mer. Les Irlandais eurent vent de ce projet et le roi Gilloman rassembla son armée afin d'emêcher les Bretons d'emporter la moindre pierre. Les envaisseurs forcèrent le barrage et se dirigèrent vers le mont Killaraus. Alors seulement, le problème du transport des pierres apparut pleinement. Merlin, obligé de venir à leur secours, mit en jeu toute son ingéniosité ("engine" — machinerie). Et les pierres furent chargées avec une telle facilité que personne ne put y croire. Heureux d'avoir accompli leur mission, ils reprirent le chemin du retour. Toujours aidés par Merlin, ils disposèrent les pierres en cercles comme convenu. Selon Geoffroy, Pendragon y fut inhumé. 

Stonehenge

 

La plupart des histoires de Geoffroy de Monmouth sont divertissantes, mais certains passages méritent cependant d'être pris en considération. En voici quelques exemples:

—il est exact quele cromlech de Stonehenge est bâti au milieu d'un ensemble de tumuli funéraires: tout comme il faut reconnaître qu'à cette époque, le peuple entier d'Aurelius n'aurait pas suffi à la tâche;

—en ce qui concerne la personnalité de Merlin, certains mythographes pensent que son nom est la déformation d'un ancien terme celtique "Myddin" (dieu du ciel) qu'on adorait en des monuments de pierres identiques. Et la tradition galloiseveut que l'Angleterre s'appelât avant l'arrivée des hommes: "Merlin's enclosure" (territoire de Merlin);

—enfin, il faut noter que selon le texte de Geoffroy —et contrairement à ce qu'affirment de nombreuses versions modernes — ce n'est pas à l'aide d'une formule magique (comme dans beaucoup d'autres mythes), que Merlin fit se déplacer les pierres, mais bien grâce à une "machinerie" de son cru.

En 1886, John Rhys concluait que nous pouvons déduire des légendes de Geoffroy que Stonehenge appartient au culte celtique. Cependant, dès les XVe et XVIe siècles, certains auteurs anonymes de la "Chronicle of England" et le Gallois Polydore Vergil mettaient en doute l'idée de construction de Stonehenge par Merlin. William Camden de l'"Elisabethan historian-antiquary", ne compte pas Stonehenge parmi les merveilles légendaires. "Stonehenge répresente pour ma part, dit-il, tout au plus une construction dont les bâtisseurs ont été oubliés. Cependant, certaines personnes pensent que les pierres utilisées ne sont pas naturelles mais constituées d'un mélange de sable et de matières liantes." De même, Pliny explique que le sable (ou la poussière de Puteoli) arrosé souvent d'eau, devient de la pierre. 

Au XVIIe siècle, la science prend le pas de la légende. De nombreuses personnes visitèrent ce lieu étrange, beacoup plus encore écrivirent à son sujet. C'est ainsi que durant son règne, Jacques Ier visita Stonehenge et chargea l'architecte Inigo Jones d'en dresser les plans et d'en trouver la configuration initiale. Ceci fut publié en 1655: "Il est à remarquer, dit Jones, que lors de sa construction, les druides, pas plus que les premiers habitants de la contrée, n'étaient capables d'ériger un tel édifice; que la construction soit romaine, cela me paraît plus vraisemblable, car en effet, la structure générale ma fait penser à un temple dédié au dieu céleste Coelus." Mais la théorie de Jones fut très controversée. En 1663, le docteur Walter Charleton prétendit que ce temple avait été construit par les Danois lorsqu'ils envahirent l'Angleterre. Il aurait servi à l'intronisation de leur roi.

Mais les investigations se firent plus sérieuses. En effet, John Aubrey (1626-1697), archéologue amateur, très connu pour sa collection de biographies appelée "Brief Lives", était le premier proto-archéologue anglais à fouiller et à mesurer systématiquement le site. Il était né dans un hameau appelé Easten Pierse à une cinquantaine de kilomètres au nord du monument quil découvrit dès l'âge de huit ans. Il se consacra d'abord aux potins concernant les écrivains de l'époque des Stuart, en particulier Shakespeare. Il entreprit beaucoup de grandes choses au point de vue archéologique, mais sans jamais en terminer aucune. Pourtant, ses opinions n'étaient guère sans influence, car il avait sa propre théorie sur les origines de Stonehenge. En 1663, il composa à l'intention de Charles II une brochure à ce sujet. On y trouve une esquisse assez préciese par les détails de construction et les caractéristiques des pierres, ainsi que le relevé des trous qui, plus tard, seront associés à son nom.

Ses conclusions sont les suivantes: "Il y eut plusieurs livres écrits par des savants au sujet de Stonehenge, tous émettent des opinions et hypothèses différentes.  De tout cela, je déduis que de monument serait un temple païen consacré aux druides. C'était un haut lieu de prières; à mon sens, je dévoile une partie du mystère qui entoure ce cromlech." Aubrey a raison de reconnaître que la construction est antérieure à l'invasion romaine, et cela n'exclut pas que le cercle de pierres ait pu servir aussi de temple druidique. Les druides, hommes de science, enseignants, médecins, juges au temps des Celtes étaient la classe dominante; ce sont eux qui transmettaient les rites sacrés. Le reste de la population vivait pratiquement en esclavage. Mais ces mœurs ne furent transmises de la Gaule en Angleterre que vers 500 avant J.-C., soit plus d'un millénaire au moins après la construction du monument.

Cependant, le prestige d'Aubrey avait suffi pour relancer cette image d'Épinal dans l'esprit populaire. Image que, cent ans après, William Stukeley allait enconre amplifier au point de lui valoir le titre d'Archi-Druide. Pourtant, dans la confusion et la superstition qui régnaient alors, il apporta un compte rendu mêlant l'objectif au subjectif. Aidé par la Société des Archéologues, il publia en 1740 "Stonehenge, a temple restored to the British Druids." Les revoilá! Selon Stukeley, ils adoraient à cet endroit le serpent. D'ailleurs, tous les cercles similaires de pierres n'étaient-ils pas des temples du serpent ou "dracontia"? Notre brave homme avait même découvert que les constructeurs avaient utilisé le compas magnétique: en comparant l'aimantation générale de Stonehenge avec la vitesse de variation magnétique (sic) il déduisit que la contruction datait de 460 avant J.-C. Et pourtant... Stukeley avait fait une découverte importante. Partant du nord-est du monument, il décrivit une "avenue", bordée d'un talus et d'un fossé, et qui se perdait dans la vallée. "L'axe principal de tout le monument, dit-il, pointe vers le nord-est, là où se lève approximativement le soleil lorsque le jour est le plus long."

Les idées druidiques de Stukeley avaient fait germer un groupe appelé "The Most Ancient Order of Druids." En 1781, il prospérait à Londres. Ses adeptes voyaient leurs prêtres plus mystiquement que religieusement, en fait les détenteurs des "sages secrets atlantes." Ces "druides" modernes ont à ce point imposé leur rapport avec Stonehenge, qu'il se sont alloué le droit de pratiquer chaque année leurs cérémonies dans l'enceinte de "leur" temple, le jour du solstice d'été, comme s'il s'agissait réellement de rétablir les rites traditionnels. En fait, ce grupe n'a plus aucune connaissance réelle de ce que pensaient et exécutaient les druides anciens. A partir d'eux, la fiction passe franchement à côté de la réalité... 

Guy Druart. 

 

 

 

 

 

(1) André Leroi-Gourhan et al.: "La préhistoire", collection "Nouvelle Clio", P.U.F., 1968, volume de 350 pages. 

 

 

 

 

 

 

miércoles, 20 de mayo de 2026

Retropost, 2006: Colom... rara avis

 


Colom... rara avis

Colom... rara avis

 

 

Se cumplen 50 años de Eurovisión, y 500 de la muerte de Cristóbal Colón. Hoy. Seguro que oímos hablar más de Eurovisión. Curioso, tan curioso como este personaje, a la vez célebre y oscuro, que ni se sabe de dónde viene ni a dónde va a parar. Se lo llevan a todas partes, eso sí. Génova, Mallorca, Portugal, Galicia....

Yo he estado en Pontevedra en lo que allí llaman la "Casa de Colón": donde dicen que nació. En ruinas, ignorada, apenas con un cartel oxidado que lo señala (y sin visitas turísticas ni panfletos ni nada). Cruzando la ría está la iglesia de Santa María, la iglesia de los "mareantes" que dicen allí (el gremio de los navegantes). En Pontevedra se construyó la nave capitana de Colón, la Santa María (originariamente "La Gallega"), y muy cerca, a Baiona, volvió Colón con la Pinta después de su viaje. No se fue Colón a encargar una carabela a Génova, no, ni volvió con los Pinzones (que al parecer hacían de Rosencrantz y Guildenstern - menuda pinza le colocó Fernando con esos)...

Todo esto me inspira a defender la tesis gallega del origen de Colón, para celebrar a mi manera los 500 años de su muerte. Que por cierto también casi pasa como bajo un tupido velo: nada comparable al famoso Quinto Centenario de 1992, ni a la matraca que nos dieron con el aniversario del Quijote del año pasado... se ve que el personaje sigue teniendo algo que consigue sumirlo en las tinieblas. Que ya le vale, ¿no? Pues eso mismo me inspira para defender la tesis gallega (me refiero a la tesis con la que especula Mileidi)... y la portuguesa... y la mallorquina... y la de su bastardía real... y la de su origen judío... Tesis que no necesariamente se contradicen, sino que podrían muy bien, en un mundo quizá no imposible, conjuntarse de manera muy convincente. No menos convincente, en todo caso, que los fragmentos contradictorios e inconexos que nos quedan apiñados alrededor de la "casa natal" de Colón o de su ADN.

He estado ojeando el estudio pro-mallorquín de la Asociación Cultural Cristóbal Colón, antes presidida por descendientes del Almirante, con estudios del secretario de la Asociación, el historiador Gabriel Verd Martorell. Cito:

La mencionada asociación tiene por objetivo impulsar las investigaciones con el fin de demostrar el verdadero origen del Descubridor de América.

Por lo tanto, en sucesivas publicaciones, se darán a conocer toda una serie de pruebas que permitirán demostrar la procedencia y falsedad de todos los documentos que los defensores de la tesis genovesa presentan, con el objetivo de probar que los genoveses Cristófero Colonne o Cristóforo Colombo son la misma persona que el verdadero Descubridor de América, el noble Cristóbal Colón, hijo de don Carlos, Príncipe de Viana (hermano del rey Fernando el Católico), y de la mallorquina Margarita Colón.

En busca de la verdad: El verdadero origen de Cristóbal Colón

Como la redacción es un poquito oscura, aclaro: el "verdadero origen" de Cristóbal Colón es, según esta tesis, el de un bastardo de familia real ("noble" para Verd), hijo del Príncipe de Viana y de Margarita Colón - o Colom. Adelanto que estos estudios, al parecer documentadísimos, desprecian la tesis judaizante del origen de Colón. Sí intentan explicar, con su problemático parentesco real, los curiosos, por no decir pasmosos, privilegios que los Reyes Católicos dan a Colón, sin razón comprensible, antes incluso de que descubra América. Aquí está la narracion de su nombramiento por los Reyes Católicos:

"Por cuanto vos, Cristóbal Colón, vades por nuestro mandado a descubrir e ganar, con ciertas fustas nuestras, ciertas islas e tierra firme en el mar Océano, etc; es nuestra merced y voluntad, que desque las hayáis descubierto e ganado, etc., vos intituléis e llaméis Almirante, visorrey e gobernador dellas, etcétera". De todo lo cual se le dió un muy cumplido privilegio real, escrito en pergamino, firmado del rey e de la reina, con su sello de plomo pendiente firmado del rey e de la reina, con su sello de plomo pendiente de cuerda de seda de colores, con todas las fuerzas y firmezas y favores que por aquellos tiempos se usaban; al cual privilegio antepusieron un muy notable y cristiano prólogo, como de reyes justos y católicos que eran; la fecha del cual fué en la dicha ciudad de Granada, a 30 días del mes de abril año susodicho de 1492 años".

Y hay otros documentos igualmente curiosos:

El primero de estos documentos es el pasaporte de Colón. En un fragmento de él podemos leer: "Mittimus in presenciarum nobilem virum Christoforum Colon cun tribus caravelis armatis per maria Oceana ad partes Indie" ("Enviamos al NOBLE Cristóbal Colón con tres carabelas por el Mar Océano hacia las Indias").

"Dado en Granada, 16 de abril de 1492.

Yo el Rey. Yo la Reyna.

El Rey i la Reina me ordenaron esto a mi, Juan de Coloma".

Vaya con Coloma. Vaya casualidad, Colom y Coloma... Aquí vuelve a aparecer este Coloma, a quien también tenían bien colocado, seguramente por enchufe, judío expulsando judíos. Para Verd, todo esto es resultado de un pacto de silencio impuesto por los Reyes Católicos, por el cual los reyes conceden cierta sustancia material a los sueños frustrados de grandeza de su primo bastardo Colón, a la vez que le imponen la condición (consentida de buena gana) de no aludir jamás a su origen ilegítimo en la realeza.

El segundo salvoconducto para el descubrimiento del Nuevo Mundo es una carta de los Reyes Católicos al Soberano de Catay. En este documento se dice: "quare decrevimus nobilem capitaneum nostrum Christoforum Colon presencium latorem..." ("Por ello hemos decidido enviaros a nuestro NOBLE Capitán Cristóbal Colón, dador de la presente...").

"Desde Granada, 30 de abril de 1492. Yo el Rey, Yo la Reina. Coloma, Secretario. Fue expedida por triplicado".

Redactadas las Capitulaciones el pacto del silencio se siguió manteniendo por ambas partes, pues ni Colón ni los Reyes nunca jamás en vida hicieron la más mínima mención a su patria de origen y familia, hecho que evidencia la existencia de causas profundas que lo motivaban. Gabriel Verd, "El pacto de silencio y las capitulaciones de Santa Fe".

Bastardía, entiende Verd por esas "causas profundas". Pero igualmente podría ser por origen judaizante, en momentos tan delicados como el de la expulsión masiva y conversiones forzosas de los judíos. Parecería que el pacto de silencio sigue aplicándose, o al menos que los efectos de esta nube de tinta de calamar que echó Colón sobre su origen, siguen perpetuándose. Este estudio, pues, corre un tupido velo sobre el posible origen judío de Colon por parte de madre (si se acepta la tesis de su descendencia ilegítima del Príncipe de Viana). Hablando de familias de conversos judíos procedentes del Call mallorquin, dice la biografía:

Es opinión generalizada que fueron cartógrafos, probablemente conversos, Oliva, Rosell, Prunes, Soler, Martínez, Colom, etc.

En cuanto a los judíos conversos que tomaron el nombre de Colom, se establecieron después en Flandes.

Tales hechos habrían sido los que llevaron a algunos historiadores a pensar que Cristóbal Colón era un judío converso. La actitud profundamente cristiana que llevó en vida el Gran Almirante, sin impostura de naturaleza alguna nos lleva a afirmar el carácter verdadero de su fe católica. ("Los judíos y la cartografía mallorquina")

Vaya, menudo patinazo súbito de neuronas el del historiador. "Actitud profundamente cristiana" como señal inequívoca de la verdad de su fe católica (en tiempos de persecuciones y expulsiones). Y presupone, también sin razón ni fundamento, que un converso sería un impostor y su fe sería falsa. Ergo, Colón no tenía origen judío... bravo. Hay mucho vade retro por aquí.

Igualmente reveladora, a su manera, es

la manifestación de Fernando Colón en Vida del Almirante Don Cristóbal Colón, en una carta que su padre escribió al aya del Príncipe Don Juan de Castilla: "Yo no soy el primer Almirante de mi familia. Pónganme, pues, el nombre que quisieren, que al fin David, rey sapientisimo, fue guarda de ovejas, y después fué hecho rey de Jerusalén, y yo siervo soy de aquel mesmo que le puso a él en tal estado".

También se observa este hecho en la carta de Cristóbal Colón a los Reyes desde Cádiz o Sevilla en 1501, donde dice: "Muy altos Reyes: de muy pequeña hedad entré en la mar navegando y lo he continuado fata oy". O en el Diario del primer viaje, el 21 de diciembre de 1492, Colón escribe: "Yo e andado veinte y tres años en la mar, sin salir d'ella tiempo que se aya de contar, y vi todo el Levante y Poniente"

"Nuestra biografía"

Espero que a mi lector no le haya pasado desapercibida la alusión a David, porque si no le voy a currar. Y no es la única en esa línea, por supuesto, pues están que se salen de las páginas de los curiosísimos escritos del almirante. Conocía el Levante y Poniente, fácil para un navegante, fácil para un judío con contactos privilegiados en diversos puertos. Desde Génova, probablemente, a Lisboa, segurísimo. Y pasando por supuesto por Mallorca, para que el Príncipe deje embarazada a su madre, y quizá, (las autoridades o su familia) la envíe con parientes discretos a dar a luz a un sitio lejano y poco sospechoso. Recordemos que el Príncipe de Viana era el heredero de la Corona de Aragón, y que sus problemáticas relaciones con su padre lo llevaron a enfrentarse con él y a ser su prisionero en diversas ocasiones. "Colom", si era familiar de Fernando el Católico, era un familiar molesto y problemático, por parte de padre y quizá también de madre. Podría venir de ahí el "contacto privilegiado" con la reina, como maniobra de distracción del maquiavélico Fernando. Aunque a Isabel también le darían yuyu los parientes incómodos, que también tenía esqueletos en el armario... Sea como sea, Colón venía de Portugal, donde le había llevado su carrera de navegante y comerciante. (¿A alguien le suena quién dominaba las inversiones de capital y los contactos del comercio internacional en muchas ciudades del Renacimiento?).

En el Capítulo V de la obra de Hernando Colón este dice:

"Y porque no estaba lejos de Lisboa, donde sabía que se hallaban muchos de su nación genovesa, lo más presto que pudo se fue allí, donde siendo conocido dellos, le hicieron tanta cortesía y tan buen acogimiento que puso casa en aquella ciudad y se casó."

(De Escritos sobre el páramo , donde se burlan de muchas criptohistorias de las que rodean a Colón...)

Oye, qué gente tan maja, y tan enrollada, esos genoveses de Lisboa ¿no? Y eso que estos ni siquiera eran primos lejanos. A mí lo de "su nación genovesa" me suena, en boca del hijo Hernando, a eufemismo conveniente por "judíos" o "conversos". No digo que no fueran, también, genoveses... Hernando tampoco estaba interesado en saber de dónde, exactamente, venía su padre; o antes bien, como lo sabía, o mucho se lo sospechaba, y como el casado casa quiere, le convenía muchísimo una cierta ambigüedad. Gallegos y lusitanos, primos hermanos, especialmente entre los judíos de Pontevedra, que habían adquirido la habilidad o costumbre de ubicarse a uno u otro lado de la frontera según soplaran los vientos de la persecución o los del interés anual de los potentados, especialmente en el siglo XV. Estaba reciente la rebelión de los Irmaniños pontevedreses, algunos de ellos judíos buscando privilegios para el comercio de la ciudad. Primos y parientes tenían también los judíos en cada puerto, de Génova y el Levante a Lisboa a Rotterdam, y pronto más hacia el poniente. Las relaciones familiares, los lazos sociales y comerciales, eran indisolubles y se mantenían en la memoria; la atención a la geografía era vital. Siempre errante Colón; pero siempre con un puerto que lo acoja.. quizá judío.

Salvador de Madariaga defendió la tesis del Colón judío. Menéndez Pidal observaba lusismos en su manera de escribir el español. Italiano nunca escribió, que se sepa, ni nadie va diciendo que lo hablase. Con la tesis del origen judío de Colón especula José Antonio Hurtado en Colón y la carta templaria (Espejo de Tinta, 2005). Sobre las curiosísimas ideas históricas y apocalípticas del Almirante, digamos sin más que no parecen venir de rancio abolengo castellano, ni de cardadores de lana, sino de familias con una larga tradición de cultura alternativa, semioculta y, sí, con ideas muy particulares e información privilegiada sobre cartografía. La singularité est subversive. También los rasgos de Colón podrían ser, plausiblemente, de ascendencia judía.

Menudo montaje nacional, el de los españoles con limpieza y sin limpieza de sangre, y qué maniobras tan complicadas se han hecho, unos para mantener este sistema de castas, y otros para esquivar sus consecuencias. Ver por ejemplo Los judíos en la España Moderna y Contemporánea de Julio Caro Baroja. Conversos disimulando, cambiando de nombre, haciendo maniobras de escape y enmascaramiento. En lo profundo de los tiempos, se hacía por supervivencia; luego por prudencia, luego por conveniencia. Hoy todavía se notan en la superficie las ondas de esas agitaciones sumergidas. En los Baroja mismos, los Baruch... Quizá también en los Colom. Y en el silencio que hoy, quinientos años después, sigue rodeando a Christoforus Colom (que así decía, a veces, que se llamaba).

 

José Angel Valente: La experiencia abisal


domingo, 26 de abril de 2026

Una conjunción inexplicable

 Esto ya es bastante difícil de interpretar:


Aclaro, Pepe la rana observando la escena.... ¿Vale? 

—Bien, pues ahora, interprétame esto:


 Para quien le dé pereza hacer clic, este post de la rana de 2023 dice "Cole Allen", a saber, el nombre del presunto atacante de Trump en la cena de la prensa. 

Humm.... Raro, ¿no? 

Y ahora, claro, interprétame las dos cosas JUNTAS. Porque juntas están, al menos en este post, y supongo que en la realidad, —whatever that means.

 

 

 

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Para rizar el rizo...

 

 



Y la guinda que faltaba, con sincronicidad añadida. Y recochineo, quizá:

 

Woronko, Mihal. "Hidden Layers, with Susanna Phoenix: Exploring the Anomalous Space between Synchronicity, Probability and Meaning." Medium 23 Jan. 2026.*

         https://medium.com/borealism/hidden-layers-with-susanna-phoenix-e6fcb367d2e7

         2026

 

Hidden Layers

 

 

 

 







sábado, 25 de abril de 2026

Redacted CRACKPOTTERY

Este canal tiene una mezcla explosiva de desinformación delirante y de lucha razonable contra la desinformación. Así va el mundo. Sin duda esto le parece razonable a mucha gente, tanto como sus religiones....

  

—Claro que las cosas que a mí me suenan razonables a otra gente le suenan a delirios desorientados como un helicóptero cayendo en espirales....  Así va el mundo, o los mundos posibles.

Ahora, que diré que este sujeto de la camiseta azul, se crea o no una palabra de lo que nos cuenta, mira raro, tan raro que no inspira confianza, ni mucha ni poca. No sé si lo encuentro más preocupante a él, al presentador Clayton, o al confiado público.

jueves, 1 de enero de 2026

Graham Hancock: Lost Civilization of the Ice Age & Ancient Human History

  

 

Fridman, Lex. "Graham Hancock: Lost Civilization of the Ice Age & Ancient Human History – Lex Fridman Podcast #449." Video. YouTube (Lex Fridman) 16 Oct. 2024.* (Pyramids, Egyptian antiquities, Archaeology; Humanity; Life; Consciousness; Afterlife).

https://youtu.be/NMHiLvirCb0

         2025

 

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